A propos Clélie Dudon

Amoureuse de la Nature, je murmure des messages et des inspirations en hommage à la Terre et de la Vie.

Festival Terre de Convergences, à Atuech (Gard) du 13 au 18 août 2019

Les Voix de la Terre seront invitées au Cercle de Clôture du Festival Eco-Rencontre Terre de Convergence, à Atuech, dans le Gard le dimanche 18 août, à 14h30 pour un temps de chants et de danses Tupy-Guarani et d’échanges sur la situation des Indiens au Brésil. https://terre-de-convergence.org/?PagePrincipale

Projet éco-solidaire « Terre de Chawana »

Appel à dons pour un Projet au Brésil, état de Bahia, près de Porto Seguro : Reforestation et plantation d’arbres en extinction, Préservation de la culture indigène, culture de plantes médicinales, construction d’une oca (habitat traditionnel ancestral des indiens du Brésil).

« J’ai rencontré Chawana lors de mon premier voyage au Brésil en 1998. Elle crée de l’artisanat traditionnel (bijoux, statuettes, amulettes) à base de graines et de bois, qu’elle vend Rua das Laranjeiras, à Rio de Janeiro. Elle prépare aussi des remèdes à base de plantes médicinales. La dernière fois que je l’ai rencontrée à Rio, en février 2019, Chawana m’a lancé un appel au secours. J’ai décidé de répondre à son appel…  »

Chawana – indienne native du Brésil, peuple Pataxó

« Bonjour, je m’appelle Chawana. Je suis de la tribu des indiens Pataxó du Sud de la Bahia, à Porto Seguro. Mon projet est de reforester un terrain, terre de mes ancêtres, de mes parents indigènes, à Coroa Vermelha. Cette terre nous appartient. Pour l’instant, il n’y a rien, il n’y a pas d’arbres. Je veux reforester cette terre, planter des arbres : Pau Brasil, Paraju, Pinheiro. Je veux planter des arbres qui sont en extinction, et aussi des fruitiers et des racines pour pouvoir faire des préparations de plantes, des remèdes qui guérissent. Et aussi, je veux construire une oca (habitat traditionnel des indiens) pour pouvoir organiser des conférences et inviter des personnes de l’étranger. J’ai vraiment besoin de votre aide pour réaliser ce projet, nous risquons de perdre ces terres, à cause du gouvernement actuel. Aux pieds des arbres que vous m’aurez aidé à planter, je mettrai une plaque avec votre nom. C’est important de préserver cette culture indigène, c’est une belle culture et aussi de préserver la Nature. Nous ne pouvons la laisser mourir. S’il vous plaît, aidez-moi. »

Pour soutenir le Projet Terre de Chawana, contactez-moi clelie.dudon@gmail.com ou par téléphone : 0787716 726

Aimer la Nature

En se connectant à la Nature, nous apprenons à mieux la connaître, à la connaître intimement. Connaître ses rythmes, ses odeurs, ses histoires… En la connaissant mieux, nous commençons à l’aimer. En l’aimant, nous commençons à la respecter et tout « naturellement » nous souhaitons la protéger.

Les pratiques issues de la sagesse ancestrale des indiens, gardiens de la Terre, permettent de manière ludique et vivante de se connecter « instinctivement » à la Nature, sans passer par le mental, ni l’intellect. Notre corps et nos sens s’unissent au rythme de la Terre et des autres éléments : l’air, l’eau et le feu.

lorsque nous commençons à passer du temps avec la Nature, nous ne sommes plus seuls. Nous pouvons l’observer, l’écouter, la sentir et pourquoi pas lui parler.

Les rituels transmis par la sagesse ancestrale des indiens Tupi nous apprennent comment honorer la terre, la Nature, les Eléments ainsi que tous les règnes, le règne minéral, le règne végétal, le règne des insectes et des papillons, le règne animal et le règne humain.

Spontanément, nous voulons la remercier pour tout ce qu’elle nous offre, l’abondance de nourriture, la fraîcheur de l’eau, l’air pour respirer, le feu pour se réchauffer.

Nous passons du temps seul dans la nature, loin des écrans.

Nous passons du temps avec nos amis, dans la nature.

Nous lui exprimons notre gratitude, tout simplement….

« Nous sommes notre placebo » (traduction française de l’article paru dans le journal national « O Globo, le 15 août 2015)

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« Je suis née à Paris, au début des années 70, où j’ai passé toute ma vie. je me suis formée en chinois classique pour pouvoir lire et comprendre les philosophes taoïstes. Quand je suis allée en chine, à 16 ans. j’ai découvert un univers radicalement différente. A 19 ans, j’ai rencontré une pratique corporelle qui est devenue rapidement essentielle dans ma vie. »

Raconte quelque chose que je ne sais pas. Des études en neurosciences e en biologie ont prouvé que le corps, avec l’aide de la pensée, était capable de ‘auto-guérir. Nous sommes notre propre placebo. Pour cela, nous avons besoin de modifier notre façon de penser et la structure de notre cerveau et influencer nos émotions et notre physiologie. Sortir de la posture de victime et assumer notre responsabilité totale. Ce processus va activer de nouveaux gênes que vont favoriser les conditions de la santé. C’est un chemin d’auto-guérison que j’ai expérimenté avec la Maladie Coeliaque.

Le Shintaido est une nouvelle mode? Non. C’est une évolution des arts traditionnels du japon, exécuté avec l’ensemble du corps, mais qui est né dans les années 60 avec Aoki sensei et des grands artistes martiaux de l’époque, « le groupe des Optimistes » (Rakutenkai) qui étaient à la recherche d’un mouvement que incluaient le désir de paix et la compréhension entre les peuples.

Parlant de paix, comment va le monde aujourd’hui? Le monde est. Il reflète l’état interne des êtres humains. la situation est préoccupante, nous passons pour de nombreux défis : écologiques, économiques, sociaux et politiques. La Terre est notre maison, et elle est très mal soignée. Nous devons nous réveiller, changer et agir de forme consciente.

Comment vivez-vous ? Je vis simplement. Je savoure l’existence et me sens reconnaissante pour cette vie. je perçois de plus en plus l’importance de la discipline pour être heureuse : prendre soin du sommeil, de l’alimentation, des pensées et de nos relations.

Une française arrive à faire attention à l’alimentation? « Que l’alimentation soit ta première médecine ». J’essaye de suivre ces principes d’Hippocrate, avec des repas savoureux et sains. Pour des raisons de santé, je préfère les produits bio et sans gluten. J’aime boire des infusions, des jus naturels, et plus rarement, une tasse de vin avec un morceau de fromage quand je me sens nostalgique de ma terre natale.

Et médite à certaines heures… Non seulement à certaines heures, mais aussi de façon informelle, en faisant la vaisselle, en attendant le bus ou dans la salle d’attente du dentiste. Je médite également de façon formelle à la maison ou dans le dojo (espace de pratique).

Les brésiliens et les français ont une approche différente des arts traditionnels? Au contraire des français qui ont besoin de développer le corps, les brésiliens, particulièrement les cariocas, ont besoin de canaliser leur énergie. Quand on est pris dans ses pensées, on perd le contact avec la réalité et le champ de bataille aujourd’hui, c’est la rue. On ne sait jamais d’où peut jaillir le danger. Les pratiquants développent un sens qui aide à mieux percevoir son environnement. Mais attention, il ne s’agit pas de se battre, mais de s’éveiller.

Et vivre en Chine? Je suis allée cinq fois en Chine de1986 à 1999. J’y ai rencontré les vestiges d’une culture de 5000 ans, détruite par le maoïsme que était en train de se reconstruire. Le choc m’a ouvert à la diversité, m’a aidée à sortir de l’ethnocentrisme et à relativiser le cartésianisme.

Que sentez-vous quand vous pratiquez? Le corps vibrant, l’esprit heureux, le coeur ouvert… Un bonheur qui vient de la production des hormones du plaisir: sérotonine, dopamine e ocytocine.

China, Brésil, France ou Japon quel est votre chouchou?  La France sont les racines, la Chine, le tronc, le Japon les branches et le Brésil, les fleurs. Le tout compose un arbre unique que je ressens profondément en moi.

Ubuntu

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Ubuntu…. un concept qui vient  d’Afrique Centrale et du Sud  qui fonde notre interconnexion, notre interdépendance. En Zoulou, Ubuntu signifie : « La croyance dans un lien de partage qui connecte toute l’humanité. » Nelson Mandela décrivait l’éthique Ubuntu par ces mots : « Je suis parce que tu es. » Il s’agit d’une vision profondément écologique où le local et le non-local coexistent dans un processus dynamique d’interdépendance, où il n’est plus possible de se sentir séparé, isolé du reste de l’humanité et de tout ce qui compose l’univers. Cette vision renverse le traditionnel  « je pense donc je suis » de Descartes et place la relation, le lien  au coeur de ce qui fait notre humanité.  Voir à ce propos la description faite par Arnold Mindell, Process mind : a user’s guide to connecting with the Mind of God, p. 238-239 – Plus d’infos : article amaizo article Mediapart